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Si 35 à 40 % des cas de cancer sont liés à une alimentation mal appropriée, il existe 25 000 substances phytochimiques différentes identifiées dans les aliments qui pourraient permettre de lutter contre le cancer. 

La nutrition est un allié de taille pour la prévention du cancer, si ce n’est le meilleur moyen de lutter contre lui. Vous trouverez dans cet article comment vaincre le cancer grâce à l’alimentation.

Qu'est ce que le cancer exactement ?

Le cancer est une maladie provoquée par un dérèglement des mécanismes garants du bon fonctionnement de l’organisme, par la prolifération excessive et incontrôlée de cellules anormales, qui en se multipliant créent des tumeurs de plus en plus grosses devenant susceptibles de devenir un réel danger pour la survie du patient.

Si tous les organes humains sont susceptibles de devenir cancéreux, les plus récurrentes sont le :

  • Cancer de sein : Cancer qui se forme dans les cellules des seins.
  • Cancer de la prostate : chez les hommes.
  • Cancers cutanés : dont les plus répandus sont le carcinome épidermoïde (spinocellulaire), les carcinomes basocellulaires et le mélanome.
  • Cancer du côlon : ou du rectum, situé au bout du tube digestif.
  • Cancer du poumon : très souvent chez les fumeurs.
  • Leucémie : qui touche les tissus chargés de fabriquer les cellules du sang.

La nutrition est la discipline qui s’intéresse au rôle de l’alimentation dans la régulation de la santé du corps humain. 

Elle étudie les composantes de la nourriture, de ses propriétés nutritionnelles et leur utilisation par l’organisme, mais aussi les comportements alimentaires des groupes ou des individus. 

Il a très vite été démontré qu’une bonne nutrition était capable de prévenir et lutter contre certaines maladies dues aux carences alimentaires, l’obésité morbide, les diabètes, les maladies cardiovasculaires auto-immunes et même des cancers. 

Il est évident que la nutrition peut avoir un impact direct sur le cancer.

Comment une bonne nutrition peut prévenir et guérir le cancer ?

Plus vous privilégieriez une bonne nutrition et mieux votre organisme sera armé pour faire face à une attaque cancéreuse. Les scientifiques parlent de 100 000 cas de cancers qui pourraient être évités chaque année en France si les gens ne nourrissaient mieux.

Voici les bons nutriments que votre alimentation devrait contenir :

  • Les caroténoïdes :

Composés de bêtacarotène ou provitamine A, du lycopène, de la lutéine et de la zéaxanthine, ces antioxydants, qui en plus de leur capacité à se transformer en vitamine A sont capables de protéger nos cellules contre les attaques des radicaux libres et limiter la croissance cellulaire. Les brocolis, tomates, les légumes à feuilles vert foncé, les carottes… en contiennent.

  • Indole — 3 — Carbinol (I3C) :

C’est un glucosinolate favorise la détoxification du foie des cancérigènes. Particulièrement efficace dans les brocolis. 

Les chercheurs ont découvert l’indole -3 — carbinol (I3C), désactive un métabolite œstrogénique qui favorise la croissance tumorale, en particulier dans les cellules du sein.

  • Curcumine : 

    Présente dans le Curcuma, les effets anti-cancéreux de ce nutriment ont été indiqués par 3000 études publiées. Les effets antioxydants et anti-inflammatoires de la curcumine jouent un rôle dans la prévention et le traitement du cancer.

    Certains cancers (du côlon, du sein, de la prostate) sont moins élevés dans les pays asiatiques où l’on consomme beaucoup de curcuma.

    Chez des patients à risque, des doses de 1 g à 8 g de curcumine par jour pendant 3 mois sont parvenues à faire régresser certaines
    lésions précancéreuses.

  • Les suppléments de vitamine D :
    Depuis peu, on a constaté que des taux sanguins faibles en vitamine D sont associés à des risques plus élevés de cancer du côlon, de la prostate et du sein. 

On recommande donc de prendre une supplémentation en vitamine D pour les adultes en automne et en hiver. Certaines études établissent un lien entre une absorption élevée de vitamine D et une diminution du risque de cancer du côlon et du rectum. Comme quoi…

Une nutrition équilibrée fournit à votre corps tous les éléments nutritifs dont il a besoin pendant et après le traitement du cancer. Avoir une bonne nutrition pourrait avoir des effets avantageux lors d’une chimiothérapie :

  • Maintenir votre niveau de résistance à la maladie au travers des nutriments bénéfiques à votre bonne santé cellulaire.
  • Vous aider à supporter les effets secondaires de la thérapie souvent invasive et épuisante pour le corps et le moral.
  • Réduire les risques de rechute après une rémission.
  • Faciliter la guérison et la récupération après la chimio : les personnes ayant une bonne nutrition permet aux patients en rémission de maintenir un poids santé et donc de vivre plus longtemps.

Bien se nourrir consistera donc à :

  • Se réhydrater, il est préférable de boire de l’eau, du café ou du thé sans sucre. Pour ce qui est des jus de fruits naturels, mieux vaut ne pas dépasser 1 verre par jour. Cela permettra à votre glycémie de ne pas trop s’emballer…
  • Prendre des calories. Une perte de poids est 90 % du temps dû au traitement du cancer. La thérapie vous coupera l’appétit, peut provoquer des vomissements, diarrhée, etc… Mais il existe de très bon suppléments alimentaires qui sont très caloriques, évitant la dénutrition et les carences.

Même s’il est recommandé de ne pas en abuser, les produits laitiers entiers et les produits contenant de bons gras comme l’huile d’olive, les avocats, les noix et les beurres de noix sont de bonnes sources de calories, susceptibles de vous aider pendant le traitement à avoir toute l’énergie mentale nécessaire et ne pas perdre excessivement du poids.

  • Abandonnez-vous aux fruits et légumes

Riche en fibres, en vitamines, en minéraux et en eau (pour ceux qui ne sont pas séchés), la consommation de fruits et légumes permet de diminuer le risque de développement des cancers de la bouche, du larynx, du pharynx, de l’œsophage, de l’estomac et du poumon. Vous pouvez trouver des fibres, aux vertus protectrices (cancer du sein et cancer colorectal) dans les produits à base de céréales complètes : pain complet, pâtes complètes, quinoa, riz complet.

Guérir et vaincre le cancer grâce à l'alimentation ? La prévention, le combat et la rémission se passent dans votre assiette.

Une certaine nutrition pourrait favoriser la formation et même la prolifération de cellules précancéreuses, c’est pourquoi de manière préventive, pendant la maladie et en pleine rémission, il est recommandé de limiter la consommation des aliments suivants :

  • Produits sucrés, à fort apport énergétique. Les produits sucrés sont l’une des causes majeures de prise de poids et de surpoids et cela expose au cancer. Pour diminuer le risque de cancer relié au surpoids, notamment le cancer du sein et le cancer colorectal, les boissons sucrées comme les sodas, les viennoiseries, confiseries, biscuits et autres sont à limiter au maximum. J’ai écris un article à ce sujet ici.

  • Les aliments salés. Les apports trop importants peuvent endommager les parois gastriques et ainsi provoquer la transformation de cellules saines en cellules cancéreuses pour l’estomac. Une nutrition à base de fast food est donc à proscrire (Sandwichs, hamburgers, soupes, pizza, plats surgelés), car contiennent de fortes quantités de sodium. Tout savoir sur le sodium ici.

  • Les matières grasses. La consommation excessive de matières grasses augmente les risques de cancer du poumon, du côlon, du rectum, de la prostate. Les lipides ne devraient pas représenter plus de 30 % des calories totales. Il sera préférable d’éviter les huiles raffinées, qui auront perdu tout apport en vitamines.

  • Les viandes rouges et les charcuteries sont contre-indiqués, car à risque de cancer colorectal par exemple si abus. Outre les recommandations que je vous partage habituellement pour ne pas prendre du poids, pas de consommation de viande rouge et ou de charcuterie plus de trois fois par semaine dans le cas d’un cancer.

  • La consommation excessive des boissons alcoolisées. L’alcool augmente les risques de faire un cancer colorectal, du sein, de la bouche, du larynx, du pharynx, de l’œsophage et surtout du foie.  Rien ne vous empêche de boire un coup à une occasion particulière, un anniversaire, mariage.
    Pour la partie scientifique, l’alcool engendre des déficiences en acide folique qui a des propriétés antioxydantes., c’est-à-dire qui nous empêche de “rouiller”. De plus, le facteur d’obésité que constitue la prise excessive d’alcool renforce le risque de cancer.

Pourquoi est-il si difficile de discipliner son assiette face au cancer ?

Pendant le combat contre la maladie et même après une rémission, la nutrition peut devenir un challenge. La perte d’appétit peut être causée par le cancer même, ou le poids psychologique généré. 

Les symptômes de la perte d’appétit peuvent être :

  • La sensation de satiété précoce.
  • Avoir de la répulsion contre les odeurs de nourriture.
  • Ne plus apprécier les aliments qu’on aimait beaucoup.
  • Être fatigué de manger et laisser tomber après quelques bouchées.
  • Avoir de la difficulté à mâcher et à avaler.

Cependant, cette perte d’appétit est nocive pour la masse musculaire et le poids de santé nécessaire pour lutter contre le cancer. Même si cette perte d’appétit est très souvent temporaire, voici quelques astuces pour retrouver la joie de bien se nourrir.

  • Restez à l’écoute de vos envies et vous faire plaisir : si vous ressentez le besoin d’un encas, ne vous le refusez pas sous prétexte du régime alimentaire que vous suivez. Le secret réside dans la balance des quantités et des nutriments associés.
  • Découvrez de nouvelles saveurs, déguisez les anciens goûts : si vous êtes lasses de manger les mêmes choses ou alors le cancer vous a dégoûté de tel aliment, allez à la découverte de nouvelles saveurs et de nouvelles odeurs.
  • Stimulez votre appétit : créer une ambiance autour de votre repas, une nouvelle vaisselle, de nouvelles présentations d’assiette, mangez avec des amis, dans un restau par exemple. Parfois, un peu de vin pourrait rehausser votre appétit.
  • Consultez votre médecin traitant et discutez-en.
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