Il y a une rumeur qui prétend que le sucre est une drogue et qu’il est plus addictif que la cocaïne. Peut-on devenir accro au sucre ? Serions-nous toxicomanes ? Quels effets a-t-il sur le corps humain ? Peut-on s’en priver ?

Ces questions font référence à une étude publiée dans le British Journal of Sport Médecine par deux chercheurs de l’Institut du cœur de Saint Luke, aux États-Unis en août 2017.

Le débat sur les effets addictifs du sucre est revenu sur le devant de la scène.

Après avoir mené une étude sur près d’une soixantaine de personnes sur le sucre, le spécialiste des maladies cardiovasculaires James J. DiNicolantonio et le cardiologue James H. O’Keefe ont conclu dans cette étude que «la consommation de sucre produit des effets similaires à la consommation de cocaïne, notamment parce qu’elle altère l’humeur, possiblement parce qu’elle induit le plaisir et active le mécanisme du circuit de la récompense se trouvant dans le cerveau, ce qui provoque la recherche du sucre».

D’où vient le sucre ?

Avant toute chose, un peu d’histoire. Le sucre que l’on connaît aujourd’hui, sous forme de petit carré blanc provient initialement de la racine de betterave.

Dès le XVIe siècle, l’agronome Olivier de Serres fut le premier à signaler la présence de sucres dans la racine de la betterave et à développer des techniques d’extraction, pressentant les extraordinaires ressources de cette plante d’un point de vue sucrier.

Mais à l’époque, l’influence de ses observations reste très limitée. 150 ans plus tard, un chimiste allemand, Andreas Marggraf, a rédigé un mémoire sur les expériences qu’il a menées et explique notamment que la betterave à sucre contient du « vrai sucre ».

Dont l’aspect, le goût et les qualités étaient en tout point comparables à ceux du sucre de canne, qui était la seule source sucrière, à l’époque.

 

Peut-on devenir dépendant au sucre ?

Un adulte sur deux est en surpoids (d’ailleurs, j’ai écris un article pour perdre du poids) et le diabète touche plus de 3 millions de citoyens français. C’est la nature même du sucre qui a changé depuis plus d’une dizaine d’années.

Pour Serge Ahmed, directeur de recherche du CNRS, la surconsommation de produits riches en sucres ajoutés nous expose bel et bien à un risque d’addiction.

La consommation de sucre est une habitude,, un plaisir dont il est difficile de se priver. Mais rassurez-vous, nous sommes des millions de personnes à être dans le même cas.

En effet, depuis un peu plus d’une dizaine d’années, les chercheurs ont constaté qu’une hausse de l’obésité était liée à un changement d’alimentation radical.

Avec l’émergence de produits industriels où les taux de sucre qu’ils contiennent sont beaucoup trop élevés (comme les sodas, par exemple).

Un changement de comportement a été constaté que lorsqu’ils privèrent ces individus de sucres. Serge explique ce phénomène par plusieurs facteurs qui l’ont mené sur cette piste :

“Dans la nature, où a évolué notre espèce humaine, on trouve des fruits (principale source de sucre) qui contiennent très peu de sucre, alors que l’industrie permet de fabriquer des produits très concentrés. Notre organisme n’est pas préparé à ces fortes doses. […]”

 

Le sucre est-il pire que le gras ?

Les matières grasses (ou gras) ont toujours été considérées comme “mauvais pour la santé”. Réputés pour être trop calorique (9 kcal pour 1 gramme de lipide contre 4 kcal pour 1 gramme de glucide), les lipides sont pourtant très bon pour la santé.

Avec des micronutriments, oligo-éléments et minéraux très intéressant pour la santé, les lipides sont trop souvent diabolisé.

Mais qu’en est-il du sucre ? Il est impossible aujourd’hui de trouver un produit industriel non-sucré. Il n’y a qu’à regarder les compositions au dos des produits pour s’en rendre compte. Moins on mange de sucre, moins notre corps nous fait éprouver le sentiment de “manque.”

Quelles sont les conséquences d’une surconsommation de sucre ?

Le sucre tue 1 personne toutes les 6 secondes. Oui, vous lisez bien. Le sucre est une pandémie qui provoque d’énormes problèmes à qui en abuse et peut provoquer, entre autres, du diabète.

Il existe 2 types de diabète :

 

Le diabète de type 1

Le diabète de type 2

Celui-ci s’obtient à la naissance, de manière héréditaire et qui touche généralement les enfants. Celui du type 1 touche plus de 250 000 personnes, en France.

Celui-ci s’obtient principalement par de notre surconsommation de sucre à cause de notre mode de vie, ce que l’on mange, d’un excès de poids, etc. Ce diabète touche plus de 2 millions de personnes en France.

Le diabète était déjà connu pendant l’Antiquité, au temps des Grecs où les médecins avaient constatés que l’urine des malades était sucrée. Oui, les Grecs goûtaient l’urine des malades, beurk…

Les diabétiques sont obligés de contrôler leurs glycémies afin d’éviter de graves complications, de faire très attention à ce qu’ils mangent et parfois de se faire plusieurs piqûres d’insulines par jour.

On mangeait moins de sucre avant ?

Oui ! L’institut Mondiale de la Santé révèle qu’en 1850, la population française consommait, en moyenne 1 kilo de sucre/an.

En 2019, les Français consommeraient environ 35 kilos par an et par habitant.
Il est recommandé de consommer 50 grammes de sucre/jour alors que nous en consommons plus de 100 grammes/jour.

D’après l’OMS (l’institut Mondiale de la Santé), nous consommons beaucoup trop de sucres. Il prend même la plus grosse partie de ce que nous ingérons tout au long de la journée.

Cette infographie montre la répartition moyenne, en macronutriments, de l’assiette standard de la population. Pour rappel, les glucides (la partie jaune) représentent les glucides simples et complexes.

 

Les glucides complexes

Les glucides simples

Eux, sont constitués de plusieurs molécules de glucides simples et subissent une transformation en glucose pendant la digestion. On les trouve dans le riz, les pâtes, les céréales, pain ou certains légumes (frais ou secs).

C’est tout simplement du sucre raffiné, comme le sucre blanc classique. On le retrouve aussi sous plus d’une vingtaine de nomination comme le fructose, le saccharose, le lactose, etc.

Les fibres, contenues dans les glucides, n’ont pas d’impact sur la glycémie.

Les conséquences sont donc très graves à une surconsommation de sucre comme le diabète, une prise de gras, une hausse de la glycémie, etc.

Comment savoir si un produit est sucré ou non ?

Et bien deux manières s’offrent à vous pour les repérer :

  • La première étant simplement de regarder au dos du produit afin d’y apercevoir les deux lignes qui vont nous intéresser. La première étant “glucide”. Celle-ci ne nous intéresse que moyennement puisque celle-ci va nous indiquer le taux de glucide dit “simple”.


    Ils sont les “bons” glucides. Pour en savoir plus, un article très bien détaillé se trouve ici.

    Ensuite, dessous, il est indiqué “Dont sucres”. Ceux-là sont… LES SUCRES comme vous l’auriez compris ! Et c’est sur cette fameuse ligne qu’apparaissent les sucres contenus dans les produits. Jetez toujours un coup d’œil à cette ligne.

  • Deuxièmement, vous pourrez voir la composition du produit. Où il est obligatoirement indiqué tous les ingrédients contenus dans l’aliment.

    Par exemple, j’ai fait un tour au supermarché et j’ai trouvé des biscottes petit-déjeuner :

Au niveau des ingrédients, on aperçoit, dans l’ordre : farine de blé 95 %, huile de palme, sucre, etc.

Ce qui veut dire, que l’on retrouve du sucre dans des biscottes dites “diététiques”. Jouez le jeu et regardez à quel point, nos produits du quotidien sont remplis de sucre…

Le sucre est, effectivement vu comme un produit entraînant une légère addiction. Mais il n’est pas comparable à l’addiction provoquée par les drogues dures comme la cocaïne.

Et la croyance selon laquelle le sucre provoquerait une addiction supérieure à celle de la cocaïne est très loin de faire l’unanimité chez les professionnels de santé.

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